Ethernet, CPL ou Wi-Fi 6 : quelle liaison pour votre téléviseur ?
Trois façons de relier un téléviseur à la box, trois compromis très différents. Comparatif sans complaisance, avec les cas où chacun est le bon choix.
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Le câble qui relie votre téléviseur à internet compte davantage que la puissance de votre abonnement. Voici les trois options, leurs vrais chiffres, et surtout les situations où chacune se justifie.
Ethernet : imbattable, quand c'est possible
Un câble réseau entre la box et le téléviseur donne un débit constant, une latence minimale et zéro interférence. Sur une installation correcte, on mesure la même vitesse à 22 h un dimanche soir qu'à 4 h du matin.
Ce qu'il faut savoir : un câble Cat 5e suffit largement — il monte à 1 Gb/s, soit quarante fois le besoin d'un flux 4K. Payer pour du Cat 7 ou Cat 8 dans un logement n'apporte rien de mesurable.
Le vrai frein, c'est la pose. Faire passer un câble d'une pièce à l'autre est rarement élégant. Notre guide sur les astuces pour cacher les câbles donne quelques solutions propres.
CPL : le compromis sous-estimé
Le courant porteur en ligne fait transiter les données par le réseau électrique. Deux boîtiers, l'un près de la box, l'autre près du téléviseur, et c'est réglé.
Les débits annoncés sont fantaisistes. Un kit vendu « 1200 Mb/s » délivre en pratique entre 60 et 200 Mb/s selon l'installation électrique. Ce qui reste largement suffisant pour de la 4K.
Ce qui dégrade le CPL : les multiprises avec parasurtenseur (branchez toujours le boîtier directement au mur), les circuits électriques séparés entre deux étages, et les appareils bruyants sur la même ligne — chargeurs bon marché, variateurs, vieux réfrigérateurs.
Dans un appartement ancien avec des murs épais, le CPL bat souvent le Wi-Fi de deux têtes. Dans une maison neuve avec des circuits bien séparés, il peut être décevant. C'est le seul cas où l'essai avant achat a vraiment du sens : la plupart des enseignes reprennent les kits.
Wi-Fi 6 : bon, si les conditions sont réunies
Le Wi-Fi 6 apporte surtout une meilleure gestion des appareils nombreux et une efficacité accrue en environnement chargé. Sur un flux vidéo unique, il n'est pas fondamentalement plus rapide que le Wi-Fi 5 — il est plus régulier.
La bande compte plus que la norme. Le 5 GHz traverse mal les murs mais offre des canaux libres ; le 2,4 GHz porte loin mais se retrouve saturé par les voisins. Pour un téléviseur dans la même pièce que la box, le 5 GHz est presque toujours le bon choix. Deux cloisons plus loin, la question se pose.
Si le signal est faible, un système Mesh donne de meilleurs résultats qu'un simple répéteur — nous l'expliquons dans notre guide sur les répéteurs et le Mesh. Et pour comprendre ce que chaque génération apporte réellement, voyez notre comparatif Wi-Fi 5, 6 et 7.
Le comparatif en un coup d'œil
- Stabilité — Ethernet, puis CPL, puis Wi-Fi.
- Facilité de pose — Wi-Fi, puis CPL, puis Ethernet.
- Coût — Wi-Fi (inclus), Ethernet (10 à 20 €), CPL (50 à 90 €).
- Prévisibilité — Ethernet toujours ; CPL variable selon le logement ; Wi-Fi variable selon l'heure et le voisinage.
Notre recommandation, par situation
Téléviseur dans la même pièce que la box : un câble Ethernet d'un mètre, caché derrière le meuble. C'est gratuit ou presque, et vous n'y penserez plus jamais.
Téléviseur à l'autre bout de l'appartement : essayez le CPL en premier. S'il déçoit, passez au Mesh.
Logement en location, aucun câble possible : Wi-Fi 5 GHz, téléviseur en vue directe de la box si possible, et vérifiez le canal utilisé — un canal encombré coûte plus cher en stabilité qu'une cloison.
Si l'image se fige malgré tout, notre diagnostic en sept étapes permet d'identifier la cause en une dizaine de minutes.
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